vendredi 22 mars 2013

Ouverture de la saison des festivals #Cinema #Intermittents



Avec le printemps, vient la saison des festivals. S’y presse le public, parfois des têtes d’affiche, souvent des travailleurs qui une fois la semaine, le week end ou le mois terminé partiront sous d’autres cieux et d’autres évènements.
Nombre de ces professionnels qu’ils soient artistes ou techniciens voit leur revenu complété par l’assurance chômage au titre des annexes 8 et 10. Ce mécanisme permet à la fois le financement de la Culture, et garantit aux organisateurs de trouver des compétences disponibles.
Pour autant, le système ne peux plus rester en l’état. Faire reposer le financement de la culture en grande partie sur les cotisations chômage des salariés du privé, n’est pas soutenable au moment où le besoin de financement de l’assurance chômage explose et la montée continue du chômage. Il n’est pas soutenable, non plus car il induit par ses propre mécanisme une paupérisation importante de certains professionnels du secteur, des abus de quelques employeurs, des trous dans la couverture par sa complexité.
Le réformer ne sera pas une épreuve simple et théorique. Il faut refonder le financement de la Culture et dire clairement ce qui relève de ce financement et qui doit et comment le payer. Pour la fédération, ce sont aux bénéficiaires finaux du système (Etat, Collectivités territoriales, diffuseur) d’y contribuer pour l’essentiel. Pour nous, ce sont les professionnels les plus précarisé qui doivent bénéficier de ce changement. Il faut créer grâce à ce fond un revenu de compensation pour permettre à chacun d’atteindre le minimum conventionnel de sa profession. Une fois cette déprécarisation acquise, nous pourrons, alors, dans le cadre de la négociation de l’assurance-chômage, et dans un volume financier équivalent, travailler sur ce qui relève réellement de la solidarité entre salariés. Nous pourrons également travailler à une meilleure articulation entre les conventions collectives étendues et l’assurance-chômage en particulier sur la définition des listes d’emploi ouvrant droit aux annexes 8 et 10. Enfin nous pourrions dans le même cadre consolider et étendre une démarche de labellisation paritaire des entreprises du secteur.
Cette démarche demande du temps et de la sérénité. Cette dernière risque de nous manquer. En mettant le feu à la production cinéma, les ministres du Travail et de la Culture ne rendent pas service au dialogue social. En se prononçant pour l’extension d’un texte qui est refusé par l’immense majorité des professionnels, ils rentrent dans un jeu politique qui rompt la confiance nécessaire à la négociation. A quelques semaines du Festival de Cannes vitrine de la profession sur le monde, ils ouvrent un front qui n’était pas nécessaire surtout qu’une conciliation des points de vue était possible.
Dans ce contexte trouble, nous devons continuer la démarche engagée dans les festivals pour aller syndicalement à la rencontre des professionnels de ces secteurs. Il faut aller au débat, aux explications sur les positions de la CFDT tant sur l’assurance chômage que sur les conventions collectives ou la labellisation des entreprises. Cette démarche de contact doit se traduire dans des actions de syndicalisation pour asseoir sur la durée les résultats électoraux acquis dans ce secteur tant dans les entreprises que lors des élections TPE de décembre 2012.

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